Du cycle liturgique

'Eglise, chargée par Dieu de nous sanctifier, a établi dans son Cycle liturgique une méthode de sainteté qui a pour but d'assimiler nos âmes à Jésus, car, dit S. Paul, le Père nous a prédestinés « à devenir conformes à l'image de son Fils ». C'est pour que nous puissions offrir à Dieu chaque année au saint Sacrifice de la Messe tout ce que les mystères du Sauveur contiennent de gloire pour Lui et en recevoir dans la sainte communion les fruits de sainteté qui y sont renfermés pour nous, que l'Église a divisé l'année ecclésiastique en différents temps qui correspondent aux différents événements et aux différentes périodes de la vie de Jésus. Chaque temps liturgique représentant une phase de la vie du Sauveur, elle possède pour la sanctification de nos âmes une efficacité qui lui est propre. Qu'il nous suffise pour nous en convaincre de parcourir le Missel; nous remarquerons en effet que l'Église demande des grâces qui correspondent aux fêtes qu'elle célèbre. Il importe dès lors grandement que nous connaissions l'esprit qui caractérise chaque époque de l'année liturgique, afin de nous mettre toujours dans les dispositions voulues pour donner à Dieu cette gloire spéciale et pour bénéficier de cette efficacité propre. Si toute l'année nous nous laissons guider de la sorte par la Sainte Église, qui est notre mère, nous nous sanctifierons d'une manière très sûre et nous glorifierons Dieu « selon l'immensité de sa grandeur », comme dit le Psalmiste. La prière liturgique nous donne cette grande assurance, parce qu'elle est la priere officielle de l'Église, toujours exaucée par Dieu.

 

Temps de l'Avent
(Du Ïer Dimanche de l'Avent au 24 Décembre).


1.- Exposé dogmatique.

La lecture des textes liturgiques dont se sert l'Église au cours des quatre semaines du Temps de l'Avent nous découvre nettement son intention de nous faire partager la mentalité des Patriarches et des voyants d'Israël qui aspiraient à la venue du Messie dans son double avènement de grâce et de gloire.
'Église grecque célèbre en Avent les ancêtres du Seigneur et spécialement Abraham, Isaac et Jacob. Le 40" Dimanche, elle vénère tous les Patriarches de l'Ancien Testament, depuis Adam jusqu',à S. Joseph, et les Prophètes dont S. Matthieu parle dans la généalogie de Jésus. L'Église latine, sans les honorer d'un culte particulier, nous en parle pourtant dans l'Office en citant les promesses qui leur ont été faites touchant le Messie. C'est le magnifique cortège qui précède Jésus au cours des siècles que l'Église fait ainsi défiler chaque année devant nos yeux. On y voit Jacob, Juda, Moïse, David, Michée, Jérémie, Ézéchiel, Daniel, Joël, Zacharie, Habacuc, Osée, Aggée, Malachie, mais surtout Isaïe, Saint Jean-Baptiste, Saint Joseph, et la glorieuse Vierge Marie, qui résume en elle toutes les espérances messianiques puisque c'est de son fiat que dépend leur réalisation. Toutes ces âmes saintes aspirent après le Sauveur, et de leurs désirs enflammés, le supplient de hâter sa venue. L'on ne peut s'empêcher, en parcourant les différentes parties des messes et de l'office de l'Avent, d'être frappé de ces appels au Messie pressants et répétés: « Venez, Seigneur, ne tardez plus ». «Le Roi qui va venir, venez, adorons-Le ». et « 0 Roi des Nations et objet de leur désir, venez sauver l'homme que vous avez formé du limon de la terre ».
e Messie attendu est donc le Fils de Dieu lui-même, c'est le grand Roi libérateur qui vaincra Satan, qui régnera éter- nellement sur son peuple et que toutes les Nations serviront Et c'est précisément parce que la miséricorde divine s'étend non seulement à Israël mais aussi à tous les Gentils, que nous devons faire nôtre ce « veni » et dire à Jésus : « 0 pierre angulaire, qui réunissez en vous les deux peuples, venez ! ». Et lorsqu'il sera venu, nous serons tous ensemble guidés par ce divin Pasteur. « Il paîtra son troupeau, dit Isaïe, il recueillera les agneaux dans ses bras et il les portera dans son sein, lui le Seigneur notre Dieu »;
et avènement du Christ annoncé par les Prophètes et 'auquel aspire le peuple de Dieu est double ; c'est tout à la fois l'avènement de miséricorde où le divin Rédempteur est apparu sur la terre dans l'humble condition de son existence humaine, et l'avènement de justice où il apparaîtra plein de gloire et de majesté à la fin du monde comme juge et suprême Rémunérateur des hommes. Les Voyants de l'Ancien Testament n'ont pas séparé ces deux avène- ments ; aussi la liturgie de l'Avent, qui nous rapporte leurs paroles, parle-t-elle tour à tour de l'un et de l'autre. Notre- Seigneur lui-même, dans l'évangile du 10° Dimanche de l'Avent, par exemple, passe sans transition de son premier avènement au second ; et saint Grégoire, dans son homélie sur l'Évangile du 3 me Dimanche de l'Avent, explique que saint Jean-Baptiste, le précurseur du Rédempteur, est en esprit et en vertu Élie, le précurseur du Juge.
es deux avènements n'ont-ils pas du reste le même but. Car « si le Fils de Dieu s'est abaissé jusqu'à nous en se faisant homme (1" avènement), c'est pour nous faire remonter jusqu'à son Père » (Or. Dim. des Rameaux) en nous introduisant dans son royaume céleste (2"° avènement). Et la sentence que le Fils de l'homme, à qui est remis tout jugement, portera lorsqu'il viendra une seconde fois en ce monde, dépendra de l'accueil qu'auront fait les hommes à sa première venue ici-bas. « Cet enfant, dit Siméon, est établi pour la ruine et la résurrection d'un grand nombre et comme un signe qui excitera la contradiction » Le Père et l'Esprit rendent témoignage au Christ, attestant qu'il est le Fils de Dieu, et Jésus lui-même le prouve par ses paroles et par ses miracles; il appartient aux hommes de faire leur ce triple témoignage du Dieu en trois personnes et de décider ainsi eux-mêmes de leur sort futur. « Bienheureux, dit le Maître, celui qui ne se scandalisera pas à mon sujet », car « celui qui mettra sa confiance dans le Christ ne sera pas confondu' ». Malheur au contraire à celui qui se heurtera contre cette pierre de salut, car il s'y brisera. « Si quelqu'un rougit de moi ou de mes paroles, déclare encore Jésus, le Fils de l'homme rougira de lui lorsqu'il viendra dans sa gloire et dans celle du Père et des Saints Anges ». « Lorsque le Fils de l'homme viendra dans sa Majesté et avec Lui tous les Anges, Il s'assiéra sur son trône de gloire. Toutes les nations seront assemblées devant lui ; et il séparera les uns d'avec les autres, comme un berger sépare les brebis d'avec les boucs, et il placera les brebis à sa droite et les boucs à sa gauche. Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite: « Venez, les bénis de mon Père, possédez le royaume des Cieux qui vous a été préparé dès l'origine du monde ». Il dira ensuite à ceux qui sont à sa gauche: « Retirez-vous de moi, maudits, allez au feu éternel gui a été préparé pour le diable et ses anges' ». Le jugement divin est donc une séparation que Dieu établira entre les bons et les méchants. Tous ceux qui auront renié le Christ sur terre, il les éloignera de lui et les condamnera à tout jamais. Tous ceux au contraire qui l'auront accueilli par leur foi et leur amour, il les fera entrer à sa suite dans le royaume de son Père. C'est donc bien de l'acceptation du « mystère du Christ » comme l'appelle l'Apôtre, c'est-à-dire du mystère de l'Incarnation avec toutes ses conséquences que dépendra le jugement final.
t c'est pourquoi, parallèlement à l'avènement de l'Enfant-Dieu, l'Église nous parle, au temps de Noël et de l'Épiphanie, de l'accueil qui lui fut réservé : accueil des humbles bergers juifs, accueil des puissants rois-mages, prémices des nations païennes qui entreront dans l'Église à cause de leur foi en Jésus, tandis que les Juifs orgueilleux seront rejetés. « La Gentilité devait être rassemblée, écrit saint Grégoire, tandis que la nation juive allait être dispersée à cause de sa perfidie « ». « Je n'ai pas trouvé une si grande foi en Israël, avait dit le Christ au centurion païen, aussi beaucoup viendront de l'Orient et de l'Occident et auront part au festin avec Abraham, Isaac et Jacob dans le royaume des cieux tandis que les fils du royaume seront jetés dans les ténèbres extérieures" ». Et encore : « Laissez croître ensemble l’ivraie et le froment jusqu'à la moisson et au temps de la moisson e dirai aux moissonneurs : Arrachez d'abord l'ivraie et liez-la en gerbes pour la brûler et amassez le blé dans mon greniers ».
n comprend dès lors le rôle de l'Avent. Ce Temps nous met dans les dispositions vouluesour recevoir le Christ dans son premier avènement, puisque les fêtes de Noël sont pour l'Église l'anniversaire officiel de la venue du Sauveur et une application actuelle des grâces de l'Incarnation; et par là-même il nous prépare à être du nombre des bénis de son Père lorsqu'il viendra en son second avènement. La liturgie de l'Avent nous fait donc envisager en même temps les deux avènements, afin que nous aspirions avec la même confiance à l'avènement de grâce et à la venue de notre souverain Juge qui doit un jour nous introduire dans son royaume céleste, au milieu des Anges et des Saints.
n peu à l'inverse des Juifs, qui ne voulurent admettre que l'avènement de gloire du Messie, nous pourrions être tentés de ne nous préoccuper à cette époque que de son avènement de miséricorde. Mais laissons aux formules liturgiques de l'Avent toute leur ampleur, afin de leur assurer toute leur efficacité, et disons comme I'Église :$$$ Venit, Domine; venez, Seigneur, mon Sauveur et mon Juge. Délivrez-moi ici-bas de mes péchés et introduisez-moi un jour dans votre ciel. Adveniat regnum tuum. Avec tous les Patriarches et les Prophètes je mets en vous, Seigneur, toute mon espérance : per adventum tuum, libera nos, Domine. Qu'elle est bienfaisante, la liturgie de ce Temps, qui nous prépare à célébrer le premier avènement de Jésus en fonction du second, de façon qu'en bénéficiant des grâces du Sauveur nous n'ayons pas à craindre les châtiments du Juge : « Faites, Seigneur, demande l'Église, que recevant avec allégresse votre Fils unique qui vient nous racheter, nous puissions pareillement le contempler avec assurance lorsqu'il viendra nous juger ».
'Avent nous montre donc que Jésus est le centre de l'histoire du monde. Dès Adam, c'est avec l'attente de son avènement de grâce que l'histoire a commencé, et au temps marqué par Dieu, c'est par l'avènement de gloire qu'elle se terminera. La liturgie fait jouer à tous les chrétiens un rôle dans ce plan divin, car si c'est en répondant à l'appel des justes de l'Ancien Testament que Jésus est venu sur la terre, c'est en répondant à l'appel que font entendre, de génération en génération, les âmes fidèles, qu'il vient toujours davantage en elles par sa grâce aux fêtes de Noël, comme c'est en répondant à l'appel des derniers chrétiens, qui seront persécutés par l'Antéchrist à la fin des temps, qu'il hâtera sa venue pour les délivrer. « A cause des élus ces jours seront abrégés », dit Jésus.
e rôle que la prière joue dans le plan de la Providence est trop essentiel pour qu'elle ne coopère pas à ce double avènement du grand Libérateur: « Veni, Domine, noli tardare ». Et de même que dans son éternité, Dieu a entendu, en quelque sorte simultanément, toutes ces supplications, l'Église aime dans sa liturgie à supprimer, peut-on dire, les notions de temps et de distance et à rendre par là même, en quelque façon, toutes les générations contemporaines. C'est ainsi que nos aspirations vers le. Christ sont identiquement les mêmes que celles des Patriarches et des Prophètes, et que le Bréviaire et le Missel peuvent mettre sur nos lèvres les paroles mêmes qu'ils ont dites autrefois. Au cours des siècles, ce n'est qu'un seul cri de foi, d'espérance et d'amour qui s'élève vers Dieu et son divin Fils. Partageons donc les désirs enthousiastes et les ardentes supplications d'un Isaïe, d'un Jean- Baptiste et de la bénie Vierge Marie, ces trois figures qui résument si parfaitement l'esprit du Temps de l'Avent (v. figure p. 376), et aspirons sincèrement, amoureusement, impatiemment même, après Jésus dans son double avènement : « Le Roi qui va venir, venez, adorons-le ».
a préparation au double avènement de Jésus est pour chacun de nous d'autant plus nécessaire que l'un et l'autre sont proches. Le premier, c'est la fête de Noël, qui nous rappelle son avènement passé et nous en applique les grâces; le second, c'est le moment de notre mort, où déjà est appliquée à notre âme la sentence de l'avènement futur.

2.- Exposé historique.

uand les oracles des prophètes étaient accomplis : l'héritage du peuple de Dieu était passé aux mains des Romains, le sceptre avait été ôté de la maison de Juda (2' répons, 40 Dim.). Le Messie devait venir, et le monde l'attendait. Jean-Baptiste, docile à la voix de Dieu, quitte le désert où s'est passée son enfance: ii vient dans la région du Jourdain, à Béthanie (voir carte), et il donne un baptême de pénitence pour préparer les âmes à la venue du Christ (Évangile du 4e Dim. de l'Avent). Ses vertus sont si grandes qu'on pourrait croire qu'il est lui-même le Messie. C'est ainsi que de Jérusalem les Pharisiens lui envoient une députation de prêtres et de lévites pour l'interroger et il répond qu'il est simplement celui dont Isaïe a prédit : « Je suis la voix qui crie dans le désert: Aplanissez les voies du Seigneur, (Év. du 3ree Dim. de l'Avent). --- Jésus vient alors au Jourdain pour être baptisé par Jean. Et celui-ci atteste, en le voyant, qu'il est l'Agneau de Dieu dont le sang effacera les péchés des hommes.
lus tard, Jean-Baptiste est jeté en prison dans la forteresse de Machéronte, à l'Orient de la mer Morte, en Pérée. U apprend les nombreux miracles de jésus, et probablement la résurrection du fils de la veuve de Nahn (voir la carte) qu'il vient d'opérer en Galilée au cours de la deuxième année de son ministère public. Jean lui envoie alors de sa prison deux disciples afin que le Christ puisse manifester publiquement à tous sa mission : « Êtes-vous celui qui doit venir? » (Évang. du 20 Dim. de l'Avent '); et Jésus répond par la prophétie d'Isaïe, qui disait du Messie': « Dieu lui-même viendra vous visiter. Alors les yeux des aveugles verront le jour, et les oreilles des sourds seront ouvertes ; le boiteux bondira comme le cerf et la langue des muets sera déliée' ». Ces miracles, le Fils de Marie les fait, c'est donc lui qui est le Messie. Et quant à Jean, continue le Maître, c'est de lui qu'lskfie a écrit aussi : « Voici que j'envoie devant vous mon Ange pour marcher devant vous et vous préparer la voie ». Il est le précurseur de Jésus, « il vient pour rendre témoignage à la lumière Ce témoi- gnage que jean rendit aux Juifs, il nous le rend aussi, chaque année dans les Évangiles qu'on lit pendant l'Avent, et chaque jour dans le dernier E'vartgile et à l'Ecce Agnus Dei de la messe.
'Évangile du 9' Dimanche après la Pentecôte nous rapporte une autre prophétie que lit Jésus le mardi qui précéda sa mort. Sortant du Temple, il se rendit avec ses disciples sur le Mont des Oliviers, et voyant la ville qui s'étalait devant ses yeux, il annonça que Jérusalem serait détruite parce qu'elle ne l'avait pas reçu. Puis il parla immédiatement de son second avènement à la fin du monde. Alors les éléments seront bouleversés et le Fils de l'homme viendra avec une grande puissance et une grande majesté.« Pour vous, levez alors la tête parce que votre rédemption approche... lorsque vous verrez ces choses, sachez que le royaume de Dieu est proche ». Le ciel et la terre passeront, mais les paroles du Maître ne passeront pas ; elles auront donc leur réalisation.

3.- Exposé liturgique.

a date initiale de l'année liturgique était au V° siècle la fête de l'Annonciation. D'abord célébrée en mars, cette solennité fut transférée en décembre. « Suivant ce qui se pratique ailleurs, dit le Concile de Tolède en 665, la fête de l'Annonciation sera célébrée le 18 décembre dans toute l'Espagne, car elle tombe souvent en Carême on à la solennité de Pâques Au X. siècle on commence l'année au 1" Dimanche de l'Avent, c'est-à-dire quelques semaines avant là Noël. Dès 380, un concile de Saragosse avait ordonné une préparation de huit jours à la fête de Noël. Le Concile de Tours de 563 mentionne l'Avent comme période liturgique possédant ses rites et ses formules propres. --Dans la li- turgie nestorienne (Vie siècle) l'Avent avait une durée de quatre di- manches, appelés dimanches de l'Annonciation, et dans les liturgies ambrosienne et mozarabe, on en comptait six. Dans la liturgie romaine, l'Avent dura d'abord cinq semaines et actuellement il en compte quatre. Le premier Dimanche de l'Avent est celui qui est le plus proche de la fête de saint André célébrée le 30 novembre.
a joie de voir bientôt venir le Christ est une des notes domi-nantes de l'Avent. D'abord contenue, elle se donne bien vite libre carrière et devient de l'exultation à Noël. L'idée de la purification des âmes, qui est intimement liée à celle du retour du Christ, se trouve aussi à chaque page du Bréviaire et du Missel à cette époque. Les Hymnes, le choix des Psaumes, la prédication des Prophètes, celle du Précurseur, les Collectes des quatre Dimanches, le Verset si souvent répété: « Bectas facite semitas dus: rendez droits ses sentiers », parlent de la nécessité de la préparation de nos âmes à la venue du Sauveur dans son double avènement. » Faîtes pénitence, dit Jésus, car le royaume des cieux est proche » (Ant. Bened. Lundi 4" sem.). Au Moyen Age, on prescrivit le jefine pendant l'Avent qu'on appelait » le Carême de Noël »; on voila même les statues comme au Temps de la Passion. De nos jours on emploie encore, comme en Carême, des ornements violets, et on substitue le Benedicamus Domino à Pite Missa est.
endant l'Avent, on chante l'antienne Alma Redemptoris avec son verset Angelus Domini, et la seconde oraison de la messe est De Becta, à cause du rôle que Marie joua dans le mystère de l'Incarnation. qui domine en ce moment la pensée de l'Eglisc. On ne chante plias le Gloria in excelsis, car c'est le cantique des Anges à la crèche et il faut qu'en cette nouvelle année ecclésiastique qui vient de commencer, ce soit à Noël qu'il se fasse entendre la première fois.